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Le marcottage

Le marcottage

Qu'est-ce que le marcottage ?

Le marcottage est une technique de multiplication par la rhizogenèse : il s'agit du développement de racines sur la partie aérienne d'une plante. Pour cela, il est nécessaire de mettre en contact une branche avec un substrat humide jusqu'à l'apparition de racines. De là, on peut sevrer la nouvelle plante.

En enterrant la branche d'un végétal, cela permet de reproduire de nouvelles racines sans avoir à couper des rameaux. Le nouveau pied ainsi obtenu est parfaitement identique au pied mère. Il ne subit pas de dégénérescence. Cette technique garantit aussi les chances de reprise du végétal concerné.

Naturel ou artificiel, le marcottage est utilisé lorsque le bouturage est difficile. Cette méthode de multiplication est assez facile à exécuter et ne nécessite pas un niveau de jardinage très élevé. L'un des avantages majeurs de cette technique, c'est qu'elle est ludique et gratuite.

Les différents types de marcottage

Avant de procéder au marcottage de vos végétaux, il y a quelques éléments à connaitre et à prendre en compte :

  • les rameaux doivent être souples. Préférez donc un bois aoûté
  • le rameau doit être enterré dans un substrat de qualité, plutôt riche et humide
  • la meilleure période pour marcotter un végétal est la saison estivale
  • attention à ne pas détremper la terre : cela pourrait entrainer des moisissures
  • plantez vos marcottes sevrées dans des pots individuels avant de les planter en pleine terre dans votre jardin.

Il existe différents types de marcottage, à choisir en fonction du type de plante que vous allez marcotter.

  • le marcottage " par couchage " : c'est le marcottage de base, le plus commun. Il consiste à enterrer le milieu d'une branche basse dans un trou après l'avoir effeuillée. Il est adapté aux plantes à rameaux souples. Au mois de Novembre, votre marcotte sera prête à être replantée en pot individuel, avant la saison hivernale.
  • le marcottage "en butte" : il convient aux plantes sujettes aux rejets de greffe. Une plante est rabattue près du sol pendant l'hiver, et de nouveaux rameaux se forment. On construit autour d'eux une butte de sable et de terre, jusqu'à l'apparition de nouvelles racines.
  • le marcottage "aérien" : on effeuille et incise le rameau sur sa partie médiane, puis on le laisse dans une sorte de manchon humide composé de terreau et de sable. On le pratique sur les arbustes aux racines difficiles et les plantes d'intérieur.
  • le marcottage en serpenteau : c'est le même principe que le marcottage par couchage. Toutefois, on choisit une tige suffisamment longue pour être enterrée en plusieurs endroits. Cette technique est recommandée pour les plantes grimpantes ou rampantes.
  • le marcottage en "cépée" : au printemps, enterrez un pied complet en ne laissant dépasser que quelques pousses. Une fois l'hiver passé, on peut déterrer le pied. Les nouvelles racines sont prêtes à être récupérées et utilisées. Ce type de marcottage est parfait pour les arbres fruitiers.

Quand marcotter ?

Plutôt au printemps, ou en été. Un marcottage en automne est également possible, en fonction des plantes.

Il faut savoir que cette technique de multiplication est simple mais longue : la nouvelle plante ne peut parfois être sevrée qu'au bout d'un an.

Quelques plantes à marcotter

Le marcottage convient à toutes les plantes ayant de longues tiges comme les plantes grimpantes ou rampantes : glycine, clématite… On peut aussi utiliser ces techniques sur des arbres fruitiers (kiwi, pruniers… ) ou des plantes d'intérieur difficiles comme le ficus.

Les bruyères et autres buissons à tiges courtes peuvent également être marcottés, en utilisant la technique du marcottage en cépée